Eurasia(t)rail : Bruxelles-Katmandou

Inde, je t'aime moi non plus

Notre periple indien touche a sa fin...

On n'a pas ete tres bavards ces derniers temps, quelques explications de nos dernieres aventures indiennes (et du titre un peu plus bas, promis).

Nous avons donc ete dans les montagnes, se faire une petite ballade cycliste. On a un peu triche en montant d'abord avec le bus mais garanti qu'on a fait des efforts une fois sur place! Le trajet entre Kumily (les plantations d'epices et le parc animalier le plus frequente d'Inde) et Munnar (les plantations de the) a ete splendide de paysages et de grimpettes. Il y a une chemise et un T-shirt qui s'en souviendront a vie : le sel de transpiration s'y est tellement incruste que meme les meilleurs laveurs de linge n'y sont pas arrive a bout. Apres, on a refait les tapettes en prenant un bus jusque Mysore (trajet de nuit pendant lequel le bus a notamment du frainer net pour eviter un elephant qui traversait la route, soi-dit en passant, il y a donc vraiment toute une faune interessante qui vit dans ces montagnes et pas seulement dans les parcs animaliers).

Mysore a tout d'abord un marche tres etoffe et haut en couleurs qui nous a bien plu. C'est une ville qui a aussi garde quelques belles batisses. Ca vaut le detour.

De Mysore, on s'est offert notre "detour oblige" par Hampi : splendide!  Des ruines, des vestiges et des batiments du 15e siecle toujours habites au milieu de la vegetation, et des "tas de pierres" comme si un geant les avait posees l'une sur l'autre (des blocs de granites gris-rose). On se baladait a velo et on ne savait plus ou donner de la tete.

Et alors, summum de l'archiglandouille, on s'est paye un vol Bombay-Katmandou (parce qu'on en avait marre des bus et qu'on n'avait pas envie de se taper encore 4 jours non-stop jusque la) avec halte a Gokarna qu'on avait tellement aime. Une petite maison faite d'une chambre et une salle de bain avec terrasse, rien que pour nous, au milieu des bananiers, a 100m de la plage... d'accord, on vous fait baver mais on sait qu'on n'en aura plus apres pour tres longtemps et que les hivers prochains on y repensera. Ca nous fera un peu de soleil au milieu.

Pour le titre maintenant, faut qu'on explique : le mieux c'est de lire Levi-Strauss (Tristes tropiques ) et son passage sur l'Inde. L'Inde c'est plein de couleurs et de diversite culturelle, c'est tres beau. Mais c'est aussi un enfant a chaque coin de rue qui demande un crayon, une vielle dame qui demande de quoi manger, un vendeur qui veut qu'on voit son magasin et plus si affinites, un rickshaw qui voudrait nous emmener voir la lune, des odeurs de pisse la ou les gars ont pas pu se retenir, des odeurs de plastique brule la ou on a bien voulu balayer les crasses, les klaxons en permanence et tutti quanti. Bref, il y a un moment ou on sature et on est bien contents de se dire qu'on va quitter ce pays bientot, pour y revenir peut-etre plus tard. L'amour c'est proche de la haine, ce sont des sentiments tres forts, comme l'Inde peut en donner.


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Publié à 07:30, le 7/02/2011, Hampi
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Backwaters

Nous avons quitte Auroville avec des impressions tres mitigees. Quelques belles rencontres, des projets qui nous ont sembles tres interessants, et puis une sorte de neocolonialisme et une forte dualite entre auroviliens et tamouls.

 

Nous avons a nouveau “triche” (desoles pour les decus, nous ne sommes pas des puristes du velo mes bien des touristes a velo) et nous avons pris un bus jusque Cochin (sur l’autre cote).

 

Cochin est une ville tres calme pour l’Inde, encore plus calme que Pondicherry, a nos yeux (ou plutot a nos oreilles). Nous avons passé deux jours sur la presqu’ile avant d’enfourcher nos petites reines pour decouvrir les backwaters. Les petites routes jusqu’Allepey se sont souvent revelees tres belles, parfois simple digue entre deux canaux, longeant les rizieres, traversant les villages, c’etait paisible et depaysant.

 

Nous avons a nouveau fait une halte d’une journee a Allepey. La ville a sans doute ete splendide mais parait aujourd’hui abandonee. Pas de centre-ville reel, peu de circulation dans les rues, canaux envahis par les jacinthes d’eau, promenades le long des canaux envahies par toutes sortes de plantes, entrepots splendides aux vitres cassees et aux chassis branlants, maisons de maitre non entretenues. Un certain charme mais pas un coup de coeur.

 

Pour decouvrir les backwaters par voie navigable, nous voulions d'abord nous payer un petit extra et nous offrir une croisiere en houseboat. Apres information, il s'avere que sur les 24h  passees a bord, on navigue 6h grand maximum, le reste etant fait de pauses bouffe et dodo. Comme ces houseboat sont des mastodontes, ils naviguent sur les grands canaux (moins interessants a priori) et le lac ou sont tous les autres mastodontes. En plus, un houseboat, c'est un gros moteur qui tourne pour deux touristes, c'est pas tres ecolo.
 
Nous avons donc opte pour le ferry entre Allepey et Kollam (pas beaucoup plus ecolo puisqu'il y a quand meme un moteur qui tourne, mais pour 40 touristes dans ce cas-ci). Debut de croisiere magnifique. Arret pour le lunch dans un "resort". Le bateau repart sur les canaux, toujours tres joli. Pause the, a nouveau dans un lieu predestine. Encore quelques beaux paysages (les cocotiers le long des canaux, les maisons avec toute la vie qui va autour...). Le bateau longe la mer et un lieu de dragage, c'est moins joli. Puis un arret oblige pour cause de camion tombe dans le canal : la grue etait deja en place, ca n'a mis que 3/4h pour remettre le camion sur la passerelle puis sur la berge et enfin la passerelle hors du passage. Etc’est ici que ca deviant vraiment croustillant, non pas un, ni deux, ni trois  mais quatre echouages pour cause de maree basse et de canal pas entretenu. Quelques fous rires parce que c'est quand meme une route qu'ils font tous les jours et que le capitaine est suppose savoir ou sont les bancs de sable, et puis que la maree descend tous les jours et c'est donc un evenement previsible. La premiere fois, tous les villageois sont sur les berges pour admirer le spectacle, donner des conseils et se marrer. Evidemment, ils n’ont qu’une perche de bamboo a bord pour faire bouger le bateau, il y a donc un gars qui se fait les muscles. La deuxieme fois, tout le monde se bidonne en se disant que le capitaine le fait expres. Entre-temps, il fait nuit, on a rien a boire et a manger, on ne sait pas ou on va dormir, mais puiqu'on est 40 touristes dans le cas, on le prend du bon cote. On demande aux villageois s’ils veulent nous apporter des bieres mais ils ne comprennent pas (c’est dommage, ils auraient pu faire monter les prix!). On sort du deuxieme ensablage. Le bateau a fait demi-tour avec toutes ces manoeuvres et va donc dans un lieu plus profond pour reprendre la croisiere dans le bon sens (est-ce vraiment une bonne idee puisque la maree a encore baisse depuis et que les bancs de sable sont toujours la?). Le bateau repasse le premier banc sans s'echouer. Le deuxieme avec succes et va se mettre sur un troisieme. Un enooooorme fou rire! Un bateau moins profond est suppose venir a notre rescousse. Il arrive quand la maree a suffisamment remonte et qu'on venait de redemarrer. On passe la zone " a risque" et on arrive sur le lac qui jouxte Kollam. A priori on est sorti d'affaire. Mais non! Notre super capitaine trouve encore un banc ou s'echouer... le bateau rescousse etant encore dans les parages, on monte a bord et on finit par arriver a bon port avec 5h de retard.

 

Une journee pour decouvrir Kollam puis nous partirons a la conquete des montagnes, vers les plantations d’epices et de thes et vers un peu plus de fraicheur qui se laisse desirer par plus de 30 degres a l’ombre.

 


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Publié à 12:45, le 18/01/2011, Kollam
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Le reve de tous et de chacun

Auroville c'est un lieu cree suivant un reve. C'est "Imagine", c'est "I have a dream", c'est ce que nombre d'entre nous a deja pense... Un lieu qui appartient a tous et a personne, qui vit de la diversite humaine et dans l'unite humaine, qui promeut la paix, le progres, l'harmonie.

Evidemment, c'est un reve, un objectif a viser, et puis dans la realite, il y a quand meme des riches et des pauvres, des problemes, des interpretations personnelles du reve de "Mere" (la dame qui a oeuvre a la realisation de son reve, pour que ca ait une chance d'exister vraiment).

Tout ca est tres complexe. Alors nous avons decide de nous poser un peu pour nous immerger dans la vie aurovilienne et tenter de la comprendre. Cette fois-ci, ce ne sont pas les belles plages de sable qui risquent de nous ensevelir mais la belle philosophie... Parviendra-t-on a decrocher?

 


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Publié à 08:13, le 7/01/2011, Auroville
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Une nouvelle petite reine

Apres avoir cherche un peu partout le pneu qu'il nous fallait, nous avons decide de revendre ce velo qui nous a fait faire plusieurs centaines de kilometres pour un pneu. Grace a un commercant tres competent a Bangalore (un jeune grimpeur qui a un magasin de velos), nous avons pu non seulement revendre le velo mais en plus lui acheter une occasion hyper performante.

Nous avons choisi de faire la boucle du sud dans l'autre sens (puisque nous etions en plein centre, nous n'avions qu'un pas a faire pour arriver sur l'autre cote). Nous avons donc pris un bus de nuit pour Chennai (Madras)...

Nous sommes restes 3 jours a Chennai : ville tres animee, plage bondee le dimanche apres-midi et baigneurs malgre les courants impressionants, quartier commercant et corporations par rue, bus aux  klaxons de paquebots et temples pour toutes les obediences. Nous en avons profite pour faire quelques achats pour la moto indienne restee en Belgique et un envoi vers l'Angleterre ( il n'y a plus qu'une poste aerienne sur la Belgique, alors pour recevoir le coli transporte par la mer et la terre, ce n'est pas l'oncle d'Amerique qu'on sollicite mais la cousine d'Angleterre).

Nous avons ensuite enfourche nos petites reines et sommes descendus d'une soixantaine de kilometres vers le sud. Quitter la ville par la cote, c'est impressionnant : les "villages de pecheurs" ou "bidonvilles" le long de la plage ressemblent aux "paillottes pour touristes" de Goa... On ne sait plus tres bien quoi en penser. Ensuite, acharnement d'investisseurs immobiliers (suite au Tsunami qui a liquide les villages de pecheurs) et parcs d'attraction. Les constructeurs sont loges dans des habitations de tole chauffee par le soleil,  triste ressemblance avec les conditions de vie des ouvriers de Dubai.

Arrivee a Mammalapuram, ville de temples et de tailleurs de pierre. Petite halte pour admirer l'ensemble puis nous continuerons vers Pondichery...

 


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Publié à 07:50, le 30/12/2010, Chennai
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Un pneu qui cause une belle tuile

Nous avons continue notre descente vers le Sud, le long de la cote. Nous avons quitte l'Etat de Goa et sommes arrives au Karnataka. D'abord a Karwar, gros port de peche, puis a Gokarana, petite ville pleine de pelerins qui viennent pour les temples et de vieux hippies qui viennent pour les plages. Nous avons ensuite quitte la cote pour rejoindre les montagnes (les ghats occidentaux) et leur jungle. Nous avons fait une belle etape pleine de depaysements : de tres beaux villages de pecheurs tout a fait preserves, une nationale peu frequentee (par les camions et les bus, par contre, les trous etaient bien presents), une ascension dans la jungle qui s'acheve a la tombee de la nuit (heureux d'avoir rapidement trouve de la civilisation) avec de gigantesques bestioles ecrasees (un scorpion de la taille de la main, des milles pattes d'une vingtaine de centimetres de lomg et bien epais, des petits serpents... que du beau monde, plus admirable mort que vivant) et puis une grosse cote pour arriver sur le plateau et aux plus hautes chutes du pays (300m) a Jog Falls.

De Jog Falls, nous voulions traverser les plantations de cafe et d'epices mais un des pneus en a decide autrement : il a explose lors de notre halte de midi. Heureusement, nous etions dans une grosse bourgade (Sagar) et nous avons pu changer la chambre a air chez un reparateur de velos. Malheureusement, le pneu a fait une belle hernie et, meme si le velo a ete achete en Inde, il semble que la taille ne soit pas standard du tout. Nous avons donc mis les velos sur le toit d'un bus et nous a l'interieur, direction la capitale du District : Shimoga. Pas de pneu a Shimoga. Nous prendrons donc un train demain matin pour la capitale de l'Etat : Bangalore (ville reputee pour son industrie technologique).


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Publié à 13:46, le 20/12/2010,
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Qui suis-je ?


Nous avons marché 1210km depuis Bruxelles vers l'est jusqu'en Pologne. Nous avons ensuite randonné dans les Carpates. Nous avons encore visité la Pologne en attendant des visas. Nous avons ensuite traversé l'Ukraine, fait une halte en Crimée, traversé la Russie puis traversé le Kazakhstan à toute vitesse. Nous espérions rejoindre le Népal par voie de terre mais ça semble compromis vu les difficulté rencontrées et les situations politiques de nombreux pays...

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